Qu'est ce qu'un bon packaging?

 

Conserves fermières, bourriches d’huîtres, bouteille de vin ou de bière, paquet de riz ou de biscuits, emballage d’un produit alimentaire, boîte d’œufs, brique de jus de fruits, bocaux de confitures ou de légumes… Le packaging est partout autour de nous ! Pour vous démarquer dans cet océan de produits et de concurrents, vous devez oser être remarquable, transparent et authentique, sans oublier de respecter les mentions obligatoires.

 

C’est quoi un bon packaging alimentaire ?

L’emballage ou l’étiquette, c’est la passerelle entre le produit et le client. C’est la première chose que le consommateur va regarder, toucher, prendre, tester, avant de passer à la préparation ou la dégustation de votre plat. Un bon packaging alimentaire doit transmettre l’idée que votre produit est bon, fait pour lui et de la qualité recherchée, tout en le rassurant.

Si votre emballage est un frein pour accéder à la valeur de votre denrée, elle risque de ne pas attirer les clients. Le fond (votre produit) doit être soutenu par la forme (le packaging). Cette dernière doit ajouter une vraie expérience à vivre pour votre consommateur, avant même de goûter votre plat. Et si elle peut aussi vous rendre reconnaissable et reconnu, vous aurez tout gagner !

 

Un bon packaging alimentaire doit être transparent

La transparence est une réelle attente de la part de vos clients, surtout depuis les scandales alimentaires de ces 30 dernières années. Cela montre votre sérieux et permet d’acquérir la confiance de vos consommateurs en tant qu’acteur et professionnel de la food.

Les mentions légales pour les denrées alimentaires

Vous devez être précis, loyal et fournir suffisamment d’informations objectives aux consommateurs : c’est la loi. Un bon packaging alimentaire renseigne de façon précise le client, sans l’induire en erreur. Voici les mentions légales qui sont attendues :

  • La dénomination de vente de votre produit : la nature du produit (de quoi s’agit-il et sous quelle forme),
  • L’origine du produit : obligatoire pour la viande et explicite pour les denrées qui peuvent porter à confusion (des herbes de Provence qui viennent d’un pays étranger par exemple),
  • La composition : la liste des ingrédients, y compris les additifs ou les arômes, dans un ordre décroissant de poids,
  • Les allergènes doivent être mis en avant dans la composition (en gras par exemple),
  • La quantité d’un aliment présenté dans la dénomination (par exemple : pizza au chorizo),
  • La quantité en litre, en gramme, en kilogramme de votre produit. Cette mention doit être facilement visible. Si le produit est présenté dans un liquide, il faudra ajouter le poids net égoutté.
  • Le mode d’emploi et les précautions d’emploi pour une utilisation optimale et sécurisée de votre produit,
  • La date limite de consommation (DLC) pour les produits périssables : “à consommer jusqu’au”,
  • La date de durabilité minimale (DDM), anciennement date limite d’utilisation optimale (DLUO), pour les autres produits : “à consommer de préférence avant”,
  • Le nom, l’adresse et le pays d’origine du fabricant sous le nom duquel le produit est commercialisé,
  • Pour garantir la traçabilité, le prestataire en charge du centre d’emballage : “EMB + identification du centre d’emballage + numéro du lot”,
  • Le taux d’alcool pour les boissons au-dessus de 1,2 % (on parle alors de titre alcoométrique volumique),
  • La déclaration nutritionnelle

Ces informations doivent être a minima être écrites en français. Des obligations spécifiques existent pour certains produits, comme les boissons alcoolisées par exemple.

 

Comment tendre vers plus de transparence ?

Les nombreuses mentions légales nécessaires sont déjà un atout pour un bon packaging alimentaire. Mais il est possible de pousser la barre encore plus haut pour plus de transparence vis-à-vis de vos clients.

  • Ne pas tourner le tableau nutritionnel à votre guise. Soyons honnête : une portion de pâte à tartiner, ce n’est pas seulement l’équivalent d’une petite cuillère à café…
  • Ne pas ajouter de faux logos ou pictogrammes qui pourraient rappeler des labels de commerce équitable, de bio, etc. Par contre, vous pouvez écrire en toutes lettres vos engagements.
  • Inclure une fenêtre en plastique dans l’emballage pour voir directement votre produit quand c’est possible. Une astuce bien connue, mais peu écoresponsable malheureusement ! A la place, privilégiez des photos “au naturel” de votre denrée.
  • Ajouter le Nutri-Score à l’avant de votre emballage.

 

Les matériaux d’un bon packaging alimentaire

La sécurité alimentaire est primordiale pour un bon packaging et la législation française (mais aussi européenne) ne l’a pas oublié. En tant que professionnel de la food, vous devez suivre plusieurs consignes pour vos emballages.

La denrée que vous commercialisez ne peut pas être altérée par votre contenant. Aucune substance nocive ne doit pouvoir migrer jusqu’aux aliments. Plusieurs matières sont possibles : papier, carton, plastique, silicone, cellulose, papier sulfurisé entre autres. Quant aux colles, elles doivent, elles aussi, être inoffensives et adaptées à l’usage alimentaire.

Pour les encres, vous pouvez vous reporter au règlement (CE) n°1935/2004 du parlement européen et du conseil du 27 octobre 2004 concernant les matériaux et objets destinés à entrer en contact avec des denrées alimentaires. Il faut qu’elles soient à base d’eau ou d’huile végétale et appliquées par évaporation ou infiltration. Et sans odeur !

 

Un bon packaging alimentaire est authentique

Toutes ces mentions obligatoires ne vous empêchent pas d’être créatifs, astucieux et de vous affirmer par le biais de votre emballage. Ce dernier doit pouvoir retransmettre l’authenticité et les valeurs de votre marque, votre élément différenciateur. Un bon packaging alimentaire fait partie d’une véritable stratégie marketing culinaire !

C’est grâce à votre emballage, à vos étiquettes que vous serez repéré et que vous resterez dans les mémoires. Tout le monde aujourd’hui a enregistré que les pâtes Barilla, ce sont les paquets en carton bleu du rayon pâtes par exemple. Votre objectif est d’arriver à ce même niveau de reconnaissance.

Pour cela, il vous faut une identité visuelle culinaire unique et remarquable, qui se différencie de vos concurrents dans les rayons. Au-delà des images et des couleurs, pensez également à vos mots. Des marques comme Michel et Augustin ou les jus Innocent ont réussi à tirer leurs épingles du jeu par leurs étiquettes qui reflètent la bonne humeur, jusque dans la composition de leurs produits. Ce branding (cette image de marque) joue un rôle fort auprès des consommateurs qui sont plus engagés auprès de la marque.

A défaut d’aller si loin, vous devez inclure dans votre packaging une façon de partager votre histoire et vos engagements, sous la forme d’une illustration, d’un texte ou d’un slogan par exemple. Ce storytelling autour de votre marque ou de l’origine/la fabrication de vos produits vous permet de créer un vrai lien de confiance avec votre client. Bien entendu, restez toujours honnête !

 

Pour un bon packaging alimentaire, donnez de la valeur

Un bon packaging alimentaire se différencie des autres quand il n’est pas que cela. Offrez de la valeur, ce “petit truc en plus” qui vous fait connaître en tant que marque et repérer par les consommateurs :

  • Des recettes à faire,
  • Des concours, des jeux promotionnels,
  • Des encarts ou des supports supplémentaires pour découvrir vos autres produits,
  • Des quiz,
  • Une double utilité à votre emballage ou des idées DIY (“do it yourself” : à faire soi-même) pour le transformer,
  • Un reportage, un interview d’un de vos producteurs.

N’oubliez pas également l’aspect pratique et astucieux de votre emballage, comme un système d’ouverture facile. Cela fait complètement partie de l’expérience que vous proposez à votre client.

 

Optez pour un packaging durable

Un paquet de pâtes qui se transforme en jeu de société. Très malin 😉 © @Ideeuropee‘s

On ne peut mettre de côté la durabilité et l’éco-responsabilité de votre emballage, de vos étiquettes. Ces choix sont à la fois nécessaires pour l’environnement, mais diffusent également une image positive de vos produits auprès de vos consommateurs. Voici quelques pistes pour l’éco-conception d’un bon packaging alimentaire :

  • Aller vers plus de sobriété en évitant le suremballage,
  • Penser au réemploi ou à la deuxième vie de vos contenants, notamment les bocaux ou les boîtes en métal refermables,
  • S’intéresser à la consigne,
  • Utiliser des matériaux recyclés, recyclables et compostables,
  • Opter pour des encres et des colles à l’eau, écologiques,
  • Proposer un packaging qui permet une très bonne conservation des aliments et donner les meilleures informations au client pour aller dans ce sens afin d’éviter le gaspillage,
  • Limiter le poids de l’emballage pour penser à son impact carbone lors de son transport.

Pour aller plus loin dans votre démarche tout en gardant un vrai impact visuel auprès de vos consommateurs, faites appel à un.e graphiste culinaire spécialisé.e dans ces problématiques.

 

Vous avez à présent toutes les clés pour créer un bon packaging alimentaire qui sera mémorable auprès de vos consommateurs. Souvenez-vous que cet emballage, ce contenant, cette étiquette sera souvent le premier point de contact avec votre client. Sa conception demande de la réflexion, de la cohérence, mais aussi de l’audace, de l’ingéniosité et de la créativité pour se démarquer de vos concurrents dans les rayons d’un magasin.

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